Dimanche 19 octobre, j’ai fini ma robe chemise Rosalie! J’avais découvert le patron dans une vidéo de Laomaol de début aout. Sa version est super et le modèle m’a tout de suite donné envie. Elle précise dans sa vidéo que les explications sont un peu sommaires, mais que le patron est bien taillé. Et je suis d’accord!
C’est un patron gratuit Mood Fabrics conseillé pour des tissus chaine et trame plutôt légers mais avec un peu de tenue (lin fin, chambray, seersucker). J’ai choisi un drap en coton avec des fleurs vintages sur un fond rose pale acheté d’occasion. Il était, probablement un peu épais par rapport à ce qui était attendu, mais j’aime bien les tissus pas trop fluides.

De début à mi septembre, j’ai chargé le patron (deux fois… j’ai réussi à ne pas le retrouver entre le tel et l’ordi), imprimé les feuilles et collé toutes les pièces. Je préfère couper et assembler les feuilles pièce de patron par pièce de patron. Je trouve que ça évite de scotcher des parties qui ne servent pas. Et puis, des feuilles intactes sont plus faciles à ranger si on n’a pas besoin de toutes les pièces sur la version que l’on prévoit de coudre.

J’ai fait quelques vérifications comme la largeur d’épaule et le placement de l’arrivée des pinces poitrines. Pour déplacer la ‘cible’ des pinces, je garde l’écartement sur l’extérieur de la pièce et je déplace juste la pointe, en prenant 2cm de marge par rapport à la position ‘des saillants ‘ (pointe des seins, quoi 🙂 ). En général ça suffit pour moi, même si techniquement, ce n’est pas la méthode la plus propre. Moins l’écart est grand et moins il y a de précaution à prendre 🙂
J’ai ensuite – c’est à dire une semaine plus tard – joué à Tetris pour placer les pièces de patron sur le tissus. J’ai décidé de placer les manches sur le bord du tissus pour récupérer l’ourlet du drap. Similairement, j’ai collé les ‘front plackets’ (empiècements devant? C’est pas pour faire mon intéressante, c’est que le site est en anglais et que je ne connais pas bien les termes techniques en français.) sur les bords latéraux pour profiter de la bordure du tissus. Ce que j’ai un peu regretté plus tard.
La partie la plus compliquée pour moi a été d’assembler le col. C’était mon premier de ce type, et j’ai d’autant plus apprécié les vidéos d’accompagnement que font la plupart des créatrices de patron indépendantes (après, c’est pas le même budget, certes ça dépend de ce qu’on veut 🙂 ). Au final, je pense m’en être plutôt bien sortie. J’ai du reprendre certaines couture à la main pour éviter de faire des plis avec la machine à coudre, mais une fois le tissus placé, j’ai pu faire les surpiqures de décoration à la machine sans soucis.



J’ai ensuite (c’est à dire une bonne semaine plus tard…) décidé de faire des coutures anglaises (appelées ‘french seams’ en anglais, ce que je trouve plutôt marrant) pour les côtés. Et pour une fois je les ai réussi du premier coup #tropFiere. Mais en oubliant complétement que la robe était censée avoir des poches!! J’avoue avoir eu la flemme de tout défaire, je les ajouterai peut-être un jour.
Pour les replis pour les boutonnières, de nouveau, je n’ai pas exactement compris ce qu’ils voulaient que l’on fasse. J’ai un peu improvisé, recoupé les renforts que j’avais prévu à la place de l’entoilage et cousu le tout… avec des gros écarts sur la machine. Finalement, utiliser le bord du tissus n’était pas une si bonne idée car lors de la couture à la machine, le bord renforcé n’a pas réagit comme le reste du tissus et j’ai eu de gros décalages et même un pli. Un peu le même effet qu’un ourlet trop large sur une jupe cercle… Bref, cette fois encore, j’ai tout repris à la main puis surpiqué à la machine par dessus, et le produit fini me convient!


Quelques péripéties, donc, sur cette robe, mais un résultat plus que satisfaisant !

